mardi 19 février 2013

Courgent, mémoire du temps passé... 19/02/2013

Bonjour à toutes et tous,

Aujourd'hui, je vous propose de vous imprégner de l'histoire de notre beau village. A celles et ceux qui méconnaissent l'histoire de Courgent, voici une occasion de comprendre l'origine de notre village, ses évolutions, ses tragédies, mais de comprendre la quiétude qui a toujours été sa devise !

La collection personnelle de photos anciennes que vous pourrez voir a gentiment été prêtée par M. Jean-Louis DUPRE, dont vous ne verrez qu'une partie dans ce reportage.

Enfin, les textes qui vont suivre sont la combinaison de ceux apportés par le patrimoine des communes de France, mais aussi par les témoignages de ceux qui firent Courgent et de ceux qui témoignent encore à ce jour.


L'origine de "COURGENT" en quelques mots :
(de l'anthroponyme Gento et du latin curtis, "cours", "domaine")

Courgent est mentionné pour la première fois dans une charte de 1195 où un certain Nivard de Courgent est témoin d'une donation en faveur de l'église de Chartres. Au XIIIe siècle, le comte de Dreux et de Montfort y exerce la justice. Au XVIIe siècle, la terre de Courgent est entre les mains de la famille Vialard qui possède également La Forêt de Civry. Au XVIIIe siècle, la seigneurie passe à monsieur de Colbert puis au comte d'Eu. Au moment de la Révolution, Courgent, qui fait partie de l'élection de Mantes, relève du canton de Septeuil puis est rattaché à Houdan en 1802. Un pèlerinage en l'honneur de sainte Clotilde attire chaque année une foule considérable jusqu'au début du XXe siècle. Le village est habité par la famille Flameng qui connaît, au XIXe siècle, une certaine notoriété dans le monde de la peinture.(Topic)


Courgent, son église Sainte Clotilde :

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Composée d'une nef unique, cette église est surmontée d'une tour carrée terminée par un clocher effilé, l'ensemble étant couvert d'ardoise selon une pratique parfois appelée d'« avraise », car l'origine de ce type de construction se trouverait dans la vallée de l'Avre, affluent de l'Eure qui servit jadis de frontière sud au duché de Normandie. Au début du XXe siècle, l'église aurait inspiré à Paul Delmet une chanson devenue célèbre qui commence ainsi : « Je sais une église au fond d'un hameau, dont le fin clocher se mire dans l'eau pure d'une rivière' ».(Topic)

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Un bassin rectangulaire abrite la fontaine Sainte Clotilde, qui est le lieu d'un pèlerinage très ancien organisé par les prémontrés de l'abbaye de Joyenval, sur la commune de Chambourcy. Ce rassemblement religieux a lieu chaque année le dimanche suivant la fête de sainte Clotilde, jusqu'au début du XXe siècle. Les pèlerins viennent parfois de loin pour implorer la guérison de fièvres diverses. Une légende peu fondée prétend que sainte Clotilde aurait reçu le baptême dans cette fontaine, ce qui expliquerait l'origine de cette source miraculeuse.(Topic)


Courgent, sa mairie, son école :

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Le Château de Courgent :

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Les comtes d'Eu possèdent à Courgent, au XVIIIe siècle, une dépendance de leur domaine de Septeuil connue sous le nom de « Pavillon ». Cette demeure, désormais qualifiée de « château », est un grand bâtiment de forme rectangulaire accroché au flanc d'une colline. Il est la propriété d'une illustre famille d'artistes à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, les Flameng. Léopold Flameng (1831-1911), d'origine belge, est essentiellement un graveur. Son fils François (1856-1923) est surtout un peintre d'histoire et un portraitiste mondain qui fait partie de « l'école de Septeuil ». Il est également maire de Courgent de 1912 à 1917.

François Flameng, dont l'histoire est la spécialité, traite avec réalisme la lassitude, la résignation et la monotonie qui sont le lot quotidien des soldats des tranchées, engagés dans un conflit qui leur apparaît sans issue. Le soldat lanceur de grenade reproduirait les traits d'un habitant de Courgent.(Topic)


Quelques vues sur Courgent, le coeur, la vallée... :




Les 7 aviateurs, le cimetière :

Enfin, nous n’oublierons pas le tragique accident d'avion en Juillet 1944, sur le cimetière de Courgent, laissant pour morts, 7 aviateurs alliés.


Pendant juin et juillet 1944, l'Escadron n°467 a volé en appui des Armées Alliées qui avaient  débarqué en Normandie  le 6 juin 1944. Pendant ce temps L’Escadron No.467 avait pour mission d’attaquer les sites de missiles allemands dans le nord de la France. La nuit du 7-8 juillet 1944, le Lancaster III LM338 PO-U est parti de Waddington à 22 heures 22 pour bombarder le site de munitions allemand de St-Leu-d’Esserent, près de Chantilly. Le Lancaster LM338 PO-U, chargé de ses bombes, a été poursuivi par un chasseur de nuit allemand.  Malgré des manoeuvres incertaines et désespérées sur environ 90 kilomètres, le Lancaster a été mortellement touché et est tombé à Courgent, provoquant ainsi la perte des sept membres de l’équipage. Le dimanche 24 juin 1951, la commune de Courgent a dévoilé un monument commémorant les sept aviateurs morts pour la libération de la France. Le 4 juillet 2004, lors de la commémoration du 60e anniversaire, la rue qui mène au cimetière a été renommée en l'honneur des aviateurs “ Rue des SEPT AVIATEURS 8 Juillet 1944”.

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